Lexique
Cette page regroupe les principaux termes liés au jardinage et au paysagisme, afin de vous aider à mieux comprendre le vocabulaire utilisé dans nos prestations, devis et conseils.
Caractérise une terre dont le pH est inférieur à 6,5. Une terre acide, comme la terre dite « de bruyère », convient aux plantes dites acidophiles (rhododendrons, azalées, camélias, hortensias bleus) mais bloque la croissance de nombreux légumes. Dans l’Hérault, les sols sont plus souvent calcaires : un test de pH avant plantation permet de choisir des végétaux adaptés ou d’amender la terre.
Plante qui pousse spontanément là où elle n’est pas désirée, communément appelée « mauvaise herbe ». Les adventices concurrencent les cultures pour l’eau, la lumière et les nutriments ; on les maîtrise par le sarclage, le binage ou le paillage plutôt que par les herbicides.
Se dit d’un sol dont le pH est supérieur à 7,5, c’est-à-dire calcaire. Les sols méditerranéens de l’Hérault et du Gard sont fréquemment alcalins : ils conviennent aux oliviers, lavandes et romarins, mais peuvent provoquer une chlorose (jaunissement des feuilles) chez les plantes acidophiles.
Matière incorporée à la terre afin d’améliorer sa structure et la rendre plus fertile. On distingue les amendements organiques (compost, fumier, terreau) qui nourrissent le sol, et les amendements minéraux (sable, chaux) qui corrigent sa texture ou son pH. Un amendement s’apporte généralement avant la plantation ou en automne.
Travailler la terre pour l’aérer et la rendre plus perméable. Un sol ameubli laisse mieux circuler l’eau, l’air et les racines, ce qui favorise la reprise des plantations. Cette opération se réalise à la bêche, à la grelinette ou à la binette selon la profondeur recherchée.
Se dit d’une inflorescence portant à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles. La connaissance du caractère androgyne ou non d’une plante aide à comprendre ses besoins en pollinisation et, le cas échéant, à prévoir un second pied pollinisateur.
Plante dont le cycle complet, de la germination à la production de graines, se déroule en une seule année. Les annuelles (œillet d’Inde, cosmos, zinnia) offrent une floraison généreuse et rapide, idéale pour fleurir massifs et jardinières le temps d’une saison.
Courbure imposée aux branches flexibles des rosiers grimpants, des lianes fruitières et des arbres fruitiers afin d’améliorer la floraison et la fructification. En infléchissant la branche vers le bas, on ralentit la circulation de la sève, ce qui favorise la formation de boutons floraux plutôt que de bois.
Rotation des cultures sur une même parcelle afin d’éviter que les mêmes plantes ne soient cultivées deux fois de suite au même endroit. Pratiqué surtout au potager, l’assolement limite l’épuisement du sol et la prolifération des maladies et parasites spécifiques à une famille de plantes.
Se dit d’une plante capable de se féconder seule, sans le pollen d’un autre individu (abricotier, figuier, pêcher, cognassier). Un arbre auto-fertile fructifie même planté isolément, ce qui simplifie l’aménagement d’un petit verger.
Arroser en pluie fine et légère, à l’aide d’un arrosoir muni d’une pomme ou d’un brumisateur, afin d’humidifier les semis, les jeunes plants ou le feuillage sans tasser la terre ni déchausser les graines. Le bassinage est utile par temps chaud pour rafraîchir les plantes en début ou en fin de journée.
À l’aide d’une bêche, retourner la terre sur environ 30 cm de profondeur pour la préparer à la plantation. Le bêchage aère et ameublit le sol, facilite l’enracinement et incorpore les amendements (compost, fumier). On bêche de préférence en automne ou en fin d’hiver, hors période de gel et lorsque la terre n’est ni détrempée ni trop sèche.
Plante qui fleurit et fructifie deux fois dans la même année, comme certaines variétés de figuier (syn. : remontant). Sous le climat doux de l’Hérault et du Gard, les figuiers bifères donnent une première récolte en été puis une seconde à l’automne.
Le binage consiste à travailler la couche superficielle de la terre en cassant la croûte formée en surface. Il aère le sol, limite l’évaporation de l’eau et élimine les jeunes mauvaises herbes. D’où le dicton : « un binage vaut deux arrosages », particulièrement vrai sous le climat méditerranéen.
Plante dont le cycle de végétation s’étale sur deux années : feuillage la première année, floraison puis graines la seconde (pensée, myosotis, digitale). On les sème en été pour une floraison au printemps suivant.
Priver une plante de lumière afin de décolorer ses feuilles et de les rendre plus tendres à la consommation (endives, chicorées frisées, cardons, poireaux). Syn. : étioler. Le blanchiment se pratique en buttant la plante ou en la couvrant quelques semaines avant la récolte.
Caractérise une pousse dont le bourgeon terminal a été atrophié suite à un incident (gel, piqûre d’insecte, etc.). Sur les rosiers, il suffit de recouper la tige d’un tiers pour refaire un appel de sève et provoquer une nouvelle floraison.
Tasser la terre autour de la plante après sa mise en place afin que les racines soient en contact direct avec le sol et d’éviter la formation de poches d’air. Un bon bornage améliore l’alimentation en eau de la plante et sécurise sa reprise.
Préparation fongicide à base de sulfate de cuivre neutralisé par de la chaux. Utilisée en préventif à la fin de l’hiver, avant le débourrement, ou en curatif, elle protège notamment la vigne, les arbres fruitiers et les tomates contre les maladies cryptogamiques comme le mildiou.
Se dit d’une plante qui perd son feuillage à l’automne et le reconstitue au printemps. Les arbres caducs (érable, tilleul, micocoulier) apportent de l’ombre en été et laissent passer la lumière en hiver, un atout pour les terrasses et les jardins de ville.
Branche formant l’ossature principale d’un rosier, d’un arbuste ou d’un arbre. Les charpentières structurent le végétal et portent les rameaux secondaires : on les conserve lors de la taille, en supprimant le bois mort, mal placé ou qui se croise.
Tige aérienne dressée des graminées, florifère ou non, comme celle du bambou ou des céréales. Chez les graminées ornementales et les bambous, le chaume porte le feuillage et participe à l’effet graphique recherché dans les massifs contemporains.
Point de séparation entre la racine et la tige, au niveau du sol. Lors de la plantation, il est essentiel de ne pas enterrer le collet ni de trop le laisser à l’air : un collet mal positionné est une cause fréquente d’échec de reprise (pourriture ou dessèchement).
Pot en matière plastique dans lequel une plante est cultivée en pépinière. Les végétaux vendus en conteneur peuvent être plantés toute l’année (hors gel et fortes chaleurs), contrairement aux plants à racines nues, limités à la période de repos végétatif.
Ensemble des pétales d’une fleur, situé à l’intérieur du calice. Souvent colorée et parfumée, la corolle attire les insectes pollinisateurs et participe à la reproduction de la plante. Sa forme et sa couleur sont des critères d’identification des espèces.
Branche d’arbre fruitier ou de vigne taillée court, à trois ou quatre yeux, afin d’y concentrer la sève. La coursonne porte les branches à fruits de l’année : sa formation est l’un des objectifs de la taille de fructification.
Action de retirer de la terre pour former un trou de plantation. Ses dimensions doivent être adaptées à la motte ou aux racines du végétal : on recommande généralement un trou deux à trois fois plus large que la motte, pour offrir aux racines une terre ameublie où se développer.
Maladie provoquée par un champignon parasite (mildiou, oïdium, rouille, tavelure). Favorisées par l’humidité et le manque d’aération, les maladies cryptogamiques se préviennent par une bonne taille, l’espacement des plantations et l’évacuation des feuilles atteintes.
Moment où le bourgeon s’ouvre et laisse apparaître les premières feuilles ou fleurs, au sortir de l’hiver. Le débourrement marque la reprise de la végétation : c’est un repère pour achever les tailles d’hiver avant le redémarrage de la sève.
Enlever la butte de terre formée au pied d’une plante. Le débuttage intervient au printemps, après les gelées, pour les végétaux que l’on avait buttés en automne afin de les protéger du froid (rosiers notamment).
Dégager un peu de terre autour du pied d’un arbre ou d’un arbuste, par exemple pour y incorporer du fumier ou du compost et stimuler sa croissance. Le terme désigne aussi, involontairement, des racines mises à nu par l’érosion ou l’arrosage, qu’il faut alors recouvrir.
Éliminer un végétal indésirable ou un foyer de maladie, par arrachage ou par un traitement adapté, afin d’empêcher sa propagation. Les végétaux atteints de maladies cryptogamiques sont brûlés ou évacués plutôt que compostés, pour ne pas contaminer le reste du jardin.
Méthode de multiplication consistant à séparer une plante en plusieurs éclats, chacun pourvu de racines, pour obtenir de nouveaux pieds identiques à la plante mère. La division des vivaces, pratiquée tous les trois à quatre ans, rajeunit les touffes et favorise une floraison plus généreuse.
Capacité du sol à évacuer rapidement l’eau des pluies. Un sol mal drainé retient l’eau et asphyxie les racines, provoquant leur pourrissement. Sur les terres argileuses, on améliore le drainage en incorporant du sable ou du gravier, ou en installant une couche drainante au fond du trou de plantation.
Suppression des bourgeons trop nombreux ou mal placés sur les branches des arbres fruitiers ou de la vigne. En répartissant la sève sur les bourgeons conservés, l’ébourgeonnage améliore le développement et la qualité des fruits à venir.
Couper la cime, c’est-à-dire les plus hautes branches, pour limiter la hauteur d’un arbre ou d’un arbuste et favoriser sa ramification. L’écimage densifie le végétal mais doit rester modéré : une coupe trop sévère affaiblit l’arbre.
Ôter les fleurs fanées d’une plante afin de stimuler l’apparition de nouvelles floraisons et d’éviter qu’elle n’épuise son énergie dans la formation de graines. Ce geste, souvent appelé « déflorage », prolonge la floraison des rosiers et des plantes à massif tout au long de la saison.
Couper, par sciage ou tronçonnage, certaines branches de la ramure d’un arbre pour alléger sa silhouette, supprimer le bois mort ou sécuriser les abords. L’élagage des grands sujets demande du matériel adapté et le savoir-faire d’un professionnel.
Produit organique ou minéral, naturel ou de synthèse, incorporé à la terre pour accroître sa fertilité. À la différence de l’amendement qui améliore la structure du sol, l’engrais apporte directement aux plantes les éléments nutritifs dont elles ont besoin (azote, phosphore, potassium).
Développement des racines d’une plante dans le sol après sa mise en terre. Un bon enracinement, favorisé par un sol ameubli et des arrosages réguliers la première année, conditionne la reprise et la résistance future du végétal à la sécheresse.
Action de déposer et de répartir un fertilisant, un amendement ou un paillis de manière homogène sur le sol. Un épandage régulier garantit que chaque plante reçoit la même quantité d’éléments nutritifs.
Capacité d’un végétal à fleurir de manière abondante. Une bonne floribondité dépend de la variété, mais aussi de l’exposition, de la fertilisation et d’une taille adaptée qui stimule la formation des boutons floraux.
Produit destiné à prévenir ou combattre les champignons parasites (mildiou, oïdium, rouille). Les fongicides s’emploient surtout en préventif ; des solutions naturelles existent, comme la bouillie bordelaise ou le purin de prêle.
Provoquer le développement ou la floraison d’une plante avant sa période naturelle, en la plaçant dans des conditions de chaleur, d’humidité et de lumière contrôlées. Le forçage permet par exemple d’obtenir des bulbes fleuris en hiver, de l’endive ou de la rhubarbe précoce.
Technique de multiplication végétative consistant à fixer un greffon sur une plante déjà enracinée, le porte-greffe. Le greffon apporte ses qualités (variété de fruit, floraison) tandis que le porte-greffe détermine la vigueur et la résistance. C’est la méthode courante de production des arbres fruitiers et des rosiers.
Plantes dont les longues tiges s’enroulent ou s’accrochent à un support naturel ou à un tuteur (glycine, jasmin, bignone, vigne vierge). Les grimpantes habillent murs, pergolas et clôtures, et créent rapidement de l’ombre et de l’intimité.
Suppression d’une partie des racines, accompagnée d’une taille des branches ou du feuillage, lors de la plantation d’un sujet à racines nues. L’habillage équilibre la partie aérienne et la partie racinaire, et stimule la formation de nouvelles racines pour dynamiser la reprise.
Produit désherbant destiné à détruire les mauvaises herbes. Les herbicides chimiques étant nocifs pour le sol et la biodiversité (et interdits aux particuliers en France), on leur préfère le désherbage manuel, le paillage ou le désherbage thermique.
Période de repos végétatif pendant laquelle la plante ralentit ou interrompt sa croissance pour passer l’hiver. Le terme désigne aussi la mise à l’abri des plantes gélives (agrumes, lauriers-roses en pot) durant la saison froide.
Plante issue du croisement de deux variétés ou espèces différentes. Les hybrides sont sélectionnés pour combiner des qualités recherchées (couleur, vigueur, résistance aux maladies), mais leurs graines ne reproduisent pas fidèlement la plante mère.
Mode de répartition des fleurs sur la tige d’une plante (épi, grappe, ombelle, capitule…). Reconnaître le type d’inflorescence aide à identifier une plante et à comprendre sa floraison.
Caractérise une plante introduite par l’homme qui se naturalise et prolifère au détriment de la flore locale. Certaines espèces invasives (herbe de la pampa, renouée du Japon) sont déconseillées, voire réglementées : on privilégie des alternatives adaptées à la région.
Réunir deux parties végétales en les maintenant ensemble à l’aide d’un lien (raphia, ruban à greffer). La ligature est notamment utilisée lors d’une greffe, pour assurer le contact entre le greffon et le porte-greffe jusqu’à la soudure des tissus.
Technique de multiplication consistant à faire raciner un rameau alors qu’il est encore attaché à la plante mère. Une fois les racines formées, le rameau est détaché et devient un nouveau pied. On peut marcotter par buttage ou en couchant un rameau sur le sol : une méthode simple et fiable pour les arbustes.
Moment où la tige s’allonge rapidement, généralement juste avant la floraison. Au potager, la montaison « à graines » de certains légumes-feuilles (salades, épinards) signale la fin de leur période de récolte.
Ensemble compact formé par les racines et la terre qui les entoure, dans le cas de plantes en pot ou déterrées. Avant la plantation, il est conseillé de démêler légèrement les racines d’une motte trop serrée et de la réhydrater par trempage pour favoriser la reprise.
Point d’attache naturel d’une feuille sur une tige, ou d’une tige sur une branche. Les nœuds concentrent les bourgeons : c’est pourquoi les coupes de taille ou de bouturage se font juste au-dessus ou en dessous d’un nœud.
Se dit d’une plante qui ne fleurit ou ne fructifie qu’une seule fois dans l’année, par opposition aux variétés remontantes. Connaître ce caractère est utile pour choisir ses rosiers ou ses fraisiers selon la durée de récolte souhaitée.
Maladie cryptogamique se manifestant par un feutrage blanc poudreux sur les feuilles, les tiges ou les fruits. L’oïdium touche de nombreuses plantes (rosiers, courgettes, vigne) ; il se limite en aérant les végétaux, en évitant de mouiller le feuillage et par un traitement à base de soufre.
Caractérise un engrais ou un amendement d’origine naturelle, végétale ou animale (compost, fumier, corne broyée). Les matières organiques nourrissent la vie du sol et libèrent leurs éléments nutritifs lentement, ce qui en fait un choix durable pour un jardin entretenu de façon écologique.
Technique consistant à recouvrir le pied d’un végétal d’une couche de paillis (naturel ou non) pour le protéger. Le paillage limite l’évaporation et les arrosages en été, protège les racines du gel en hiver, et freine la pousse des mauvaises herbes. C’est un geste particulièrement utile sous le climat méditerranéen, où il réduit le stress hydrique des massifs et des jeunes plantations.
Matériau, naturel ou non, épandu en couche de 5 à 10 cm au pied des plantes pour assurer le paillage. Les paillis organiques (écorces, copeaux, paille, broyat) se décomposent et enrichissent le sol ; les paillis minéraux (galets, ardoise) durent plus longtemps et conviennent aux jardins secs.
Tige qui porte la fleur, puis le fruit. Sa solidité conditionne la bonne tenue des fruits : un pédoncule fragile favorise la chute prématurée, notamment chez les arbres fruitiers exposés au vent.
Couper, souvent avec l’ongle, l’extrémité des jeunes rameaux pour entraver la montée de sève vers la pousse terminale. Le pincement favorise la ramification, redirige la vigueur vers les fruits ou les fleurs, et permet de garder une plante compacte.
Racine principale d’une plante, qui s’enfonce verticalement et profondément dans le sol (racine pivotante). Le pivot ancre solidement l’arbre et lui permet de puiser l’eau en profondeur, un atout face à la sécheresse estivale du climat méditerranéen.
Tasser légèrement la terre à l’aide d’une planchette ou d’un rouleau, immédiatement après le semis, pour favoriser le contact entre les graines et le sol. Cette opération améliore l’humidité au contact des graines et régularise la levée.
Opération consistant à tremper les racines d’une plante (le plus souvent à racines nues) dans une boue argileuse enrichie de matière organique, appelée le pralin, avant la mise en terre. Le pralinage protège les racines du dessèchement et améliore le contact entre la racine et le sol, offrant un meilleur départ à la plante.
Tailler fortement un arbre ou un arbuste, en ne conservant que les branches principales ou une faible hauteur, pour favoriser le développement de jeunes pousses vigoureuses. Le rabattage rajeunit un sujet vieillissant ou redémarre un arbuste dégarni à la base.
Se dit d’un arbre ou arbuste vendu sans terre autour des racines. Plus économiques que les sujets en conteneur, les plants à racines nues doivent être installés pendant leur période de repos végétatif, de novembre à mars, et de préférence pralinés avant plantation.
Petites branches d’un arbre ou d’un arbuste. Les rameaux portent les feuilles, les fleurs et les fruits ; leur répartition et leur vigueur guident les choix de taille pour équilibrer le végétal.
Départ de plusieurs tiges à partir d’une tige principale. La ramification se produit naturellement ou se provoque par la taille (sur un arbuste) ou le pincement (sur une plante) : elle densifie le végétal et multiplie les points de floraison.
Technique de taille consistant à couper un arbre ou un arbuste très près du sol pour stimuler l’émission de nouvelles tiges vigoureuses depuis la souche. Le recépage rajeunit les haies et les arbustes d’ornement, et entretient certaines essences cultivées pour leurs jeunes rameaux colorés.
Transférer une plante d’un pot devenu trop petit vers un contenant de taille supérieure, avec un substrat neuf. Le rempotage, généralement réalisé au printemps, permet aux racines de se développer et relance la croissance des plantes cultivées en pot.
Tige souterraine ou de surface, modifiée, qui porte des racines et émet de nouvelles tiges feuillées (iris, bambous, certaines graminées). Les rhizomes permettent à la plante de s’étendre ; chez les bambous traçants, ils nécessitent une barrière anti-rhizome pour contenir l’expansion.
Maladie cryptogamique reconnaissable à ses pustules orangées ou brunes sur et sous les feuilles. La rouille affaiblit la plante en réduisant sa surface foliaire ; on la prévient en évitant l’excès d’humidité et en supprimant les feuilles contaminées dès leur apparition.
Éliminer les mauvaises herbes à l’aide d’une serfouette ou d’une binette, en coupant leurs racines sous la surface du sol. Le sarclage, réalisé régulièrement, limite la concurrence des adventices pour l’eau et les nutriments, sans recourir aux herbicides.
Se dit d’un végétal à longs rameaux souples qui doivent être attachés à un support pour s’élever, car ils ne s’accrochent pas seuls. Les rosiers dits « grimpants » sont en réalité sarmenteux : ils ont besoin d’être palissés sur un support.
Pousse indésirable issue du porte-greffe (ou de ses racines) et non de la partie greffée. Le sauvageon doit être supprimé dès son apparition, car sa croissance vigoureuse se fait au détriment de la variété greffée et peut finir par l’étouffer.
Tige robuste, ressemblant à un tronc, caractéristique des palmiers et des fougères arborescentes. À la différence d’un tronc, le stipe ne s’épaissit pas avec l’âge et conserve le même diamètre sur toute sa hauteur.
Mélange de différents matériaux dans lequel une plante développe ses racines. En pot, le substrat remplace la terre du jardin : il doit être à la fois drainant et capable de retenir l’eau et les nutriments. Sa composition varie selon les besoins de la plante (terreau, sable, terre de bruyère, billes d’argile).
Opération consistant à couper certaines parties d’un arbre, arbuste ou rosier pour orienter sa croissance, stimuler la floraison ou la fructification, et maintenir une forme harmonieuse. Une taille adaptée à chaque espèce et réalisée à la bonne saison favorise la santé du végétal.
Enveloppe protégeant la graine. Chez certaines espèces au tégument dur, on facilite la germination par scarification (légère entaille) ou trempage préalable, pour permettre à l’eau de pénétrer.
Substrat naturel formé d’un mélange de terre végétale et de produits de décomposition. Riche en matière organique, le terreau sert au rempotage, aux semis et à l’enrichissement des trous de plantation. Il existe des terreaux spécifiques (semis, plantes méditerranéennes, agrumes, potager).
Partie renflée d’une racine ou d’une tige souterraine, gorgée de réserves nutritives. Les tubercules assurent la survie de la plante en hiver et sa multiplication ; nombre d’entre eux sont comestibles (pomme de terre, topinambour, dahlia pour l’ornement).
Tige fixée dans le sol pour soutenir une plante. Le tuteurage est indispensable aux jeunes arbres, aux plantes hautes et aux sujets exposés au vent : il sécurise l’enracinement durant les premières années. Le lien doit rester souple pour ne pas blesser l’écorce.
Plante ou arbre fruitier produisant une seule récolte par an, par opposition aux variétés bifères ou remontantes. La plupart des arbres fruitiers traditionnels sont unifères.
Variation naturelle ou sélectionnée d’une plante, portant sur la couleur des fleurs, le feuillage, le port ou la résistance. Le choix de la variété permet d’adapter une même espèce aux contraintes du jardin (taille, climat, exposition).
Plante qui vit plusieurs années, contrairement aux annuelles et bisannuelles. Les vivaces (lavande, gaura, sauge, agapanthe) reviennent chaque saison et constituent l’ossature durable d’un massif économe en entretien et en eau.
Toile légère (voile d’hivernage ou voile de forçage) qui recouvre ou entoure les plantes pour les protéger du froid tout en laissant passer la lumière, l’air et l’eau. Le voile d’hivernage met à l’abri les végétaux gélifs lors des coups de froid, sans les priver de respiration.
Se dit d’une plante grimpante qui s’élève en enroulant sa tige autour d’un support (liseron, ipomée). À la différence des plantes à vrilles ou à crampons, la plante volubile a besoin d’un support fin (fil, treillage) auquel s’enrouler.